
ITALIE
Face à des defis globaux, la persistance de solutions à court terme et
inaptes à traiter les questions en profondeur
La justice est à la peine pour répondre à l’afflux des contentieux liés à l’afflux d’immigrés/réfugiés
alors qu’une réforme décidée selon une procédures d’urgence a privé les étrangers de la plénitude
de leurs droits et qu’elle n’est pas à la hauteur de la réalité des tragédies humaines qui hantent les
plages italiennes. Un détricotage du droit du travail conduit à la subordination croissante des droits
sociaux aux libertés économiques. Quant au statut des magistrats, il subit des modifications
incessantes qui concernent notamment : l’âge de la retraite, la formation, les mutations. D’une façon
générale, s’installe une vision hiérarchique du pouvoir judiciaire contraire à la tradition italienne.
Enfin, plus de deux ans après l’arrêt de Cestaro de la CEDH (Arrêt 7.4.2015 cité en page 13 du
rapport 2015), l’introduction de l’incrimination de torture et des traitements inhumains et
dégradants dans le code pénal n’est pas encore à l’ordre du jour. C’est inadmissible
.Medel :la giustizia in Europa



